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blogcinedemik62160
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Toutes les semaines retrouvé sur ce blog les films à l'affiche avec l'histoire et la critique!!!!!!!
Catégorie :
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Date de création :
26.03.2006
Dernière mise à jour :
14.04.2006
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deux petites questions pour être sûr !!
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Ciné News

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Retrouvé encore cette semaine lé sortie ciné ke vous pourré voir dans lé plus grande salle.

Petites info :

Vous allé prochainemen retrouvé notre Harrison Ford dans la suite tant attendu de "Indiana Jones" réalisé par Steven Spielberg avec Kate Capshaw et Sean Connery.


Vous allé aussi retrouvé Sylvester Stallone dans ses deux série qui l'ont rendu célèbre.C'est à dire dand lé suite de "Rocky" é de "Rambo".Affaire à suivre!!!

Sur ce bon film à tous é rendé vous dans lé salle obscure!!!

ClIqUE IcI pOUr AllEr VOIr mOn prEmIEr blOg!!



--

Hell

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Hell

Titre Original : Hell
Réalisation : Bruno Chiche
Production : SND, WY Productions, Bolloré Production
Scénario : Lolita Pille et Bruno Chiche
Acteurs : Sara Forestier, Nicolas Duvauchelle, Didier Sandre...
Distribution : SND
Durée : 1H40
Date de sortie : 01 Mars 2006


Histoire:

Tableau de jeunes riches perdus dans le vide de leurs existences, Hell s'étend malheureusement dans les longueurs de son histoire d'amour. Après Barnie Et Ses Petites Contrariétés, Bruno Chiche change de registre. Dans cette adaptation du roman éponyme de Lolita Pille (aussi scénariste du film), il peint une jeunesse parisienne aisée qui se laisse mourir dans une inactivité revendiquée.

Critique:

Les premières minutes excellent dans la démonstration d'individus creux que l'argent pourrit. Ces jeunes sont comme des fantômes sans but et sans sentiments. Vivant uniquement de leurs pulsions, ils s'abandonnent dans l'excès lors de fêtes. Le sexe sans limites y rejoint la consommation de drogues dures. Souvent choquante, cette partie de film exclut toute forme de compassion pour les héroïnes féminines qui acceptent leur statut de traînées. Complètement à la dérive, les jeunes femmes suicident leur jeunesse en s'oubliant dans une décadence presque absolue. Omniprésente dans cette première partie de film, Sara Forestier (L'Esquive) brille par son interprétation d'une Hell tendue et trouble.

Pour évoquer le passage de l'adolescence à l'âge adulte, Bruno Chiche a décidé de développer l'histoire d'amour entre Hell et Andrea (Nicolas Duvauchelle). Difficile pour le spectateur de ne pas être perturbé par le mannequin vedette des spots de pub Hugo Boss qui affiche une perfection physique irritante. Face à Forestier, il montre un impeccable désordre intérieur. Réunis, les deux jeunes amants découvrent le véritable amour. Une passion intense filmée intimement avec des regards transperçants et des silences évocateurs. Ils se découvrent des points communs dans le « rien » qui constitue leurs vies. Souvent tendre, parfois drôle (la scène d'arrestation), le long métrage prend le temps de ses soupirs, notamment avec de nombreux plans-séquences réussis. Celui en face du miroir est un grand moment de cinéma. Dommage que le réalisateur peine à donner plus de poids à sa romance et qu'il s'étende dans une fin prévisible. Pendant ses dernières minutes, la lenteur perd toute son utilité et l'on s'ennuie franchement.

En Bref:

S'il est difficile de s'attacher à des personnages stériles totalement détruits par l'argent, Hell comporte assez de zones sombres pour que chaque spectateur y trouve un petit intérêt. Certains admireront le côté décadent, d'autres la banale histoire d'amour et les derniers la critique sous-jacente d'une Jet-Set inutile.

Mémoires D'Une Geisha

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Mémoires d'une geisha
Titre Original : Memoirs of a Geisha
Réalisation : Rob Marshall
Production : Columbia Pictures, Red Wagon Entertainment, DreamWorks SKG, Spyglass Entertainment, Amblin Entertainment
Scénario : Doug Wright, Robin Swicord
Acteurs : Zhang Ziyi, Michelle Yeoh, Gong Li, Ken Watanabe
Distribution : Mars Distribution
Durée : 2H20 environ
Date de sortie : 01 Mars 2006


Petite Biographie:

Mémoires d'une Geisha est adaptée du roman Geisha d'Arthur Golden, véritable peinture d'un univers construit de multiples choses plus ou moins avouables, où se mêlent charme, intrigue, perversité, et abnégation. Récupéré par Spielberg en 1998, le scénario passera par les mains de plusieurs réalisateurs, avant d'échouer dans celle de Rob Marshall (Chicago).

Histoire:

A l'age de neuf ans, la petite Chiyo est séparée de sa soeur pour être emmenée de force dans une maison de Geisha. Elle ne pense qu'à une chose : s'échapper. Tout du moins, jusqu'à ce qu'elle rencontre le séduisant président (Ken Watanabe). Pendant les années qui suivront cette rencontre, toutes ses pensées iront dans le même sens : devenir une grande Geisha....

Critique:

Quel pouvait bien être l'élément moteur de cette adaptation ? Une (peu) probable réhabilitation du « métier » de Geisha, quelque fois honteusement mal considérées sous les termes de « dame de compagnie » ? Ou peut-être l'exposition d'un contexte historique et social mouvementé à travers la vie plus ou moins rose d'une de ces jeunes femmes ? Rien de tout ça, même si le doute plane parfois. Ici, il s'agit de romance. La belle, la passionnée, celle qui dure dix ans, celle qui vous fait garder de petits mouchoirs brodés dans une boîte pendant des piges en ne pensant qu'à l'être aimé. Il ne faudra pas moins de trente minutes pour entraver cela, et encore se surprend-on à tenter de dénicher autre chose dans les quelques deux heures restantes. Au moins, le réalisateur (Rob Marshall, Chicago) n'a rien d'un branquignol, et a su choisir son casting. Passons sur Michelle Yeoh, plutôt négligeable compte tenu de la maigreur de son rôle, et sur Ken Watanabe, convenable mais en sous-emploi (oserais-je dire comme d'habitude ?), il nous reste Zhang Ziyi. Une petite chinoise, habituée aux rôles de castagne (Hero, Le Secret des Poignards Volants), qui parvient à nous gagner à sa cause par la finesse de sa silhouette et l'innocence de son regard (colorée de deux belles lentilles bleues). Impeccable dans le rôle, c'est elle qui parvient à faire oublier la durée, les petits écueils du scénario qui, je le rappelle, tient avant tout dans une romance somme toute assez simpliste. N'oublions pas la réalisation, propre et soignée, jouissant d'une belle photographie et d'un sens de la reconstitution très poussé, néanmoins pas suffisant pour hisser Mémoires d'une Geisha au rang des grands films.

En Bref:

Un film négligeable dans ses intentions, certes, mais néanmoins très professionnel et joliment mis en image. Zhang Ziyi rayonne de sa présence, évince ses partenaires avec une grande décontraction, jusqu'à nous faire oublier les rôles plus physiques dont elle a l'habitude. Rien de très grand, mais rien de honteux.

Hostel

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Hostel

Titre Original : Hostel
Un film d'horreur d'Eli Roth
Acteurs : Jay Hernandez, Derek Richardson, Eythor Gudjonsson, Barbara Nedeljakova
Distribution : Gaumont Columbia
Presse : Anne Lara et Nicolas Weiss


Histoire:

Eli Roth devient un cas fascinant. Epaulé par des producteurs prestigieux -hier Lynch, aujourd'hui Tarantino-, récipiendaire de critiques dithyrambiques de quelques grands noms du cinéma de genre -dont Peter Jackson...-, voila que l'homme qui n'est rien d'autre qu'un bon faiseur ayant suivi la voie du sang se retrouve bombardé en nouvel espoir du gore, avec des films qui sans tout celà n'auraient pas d'autre statut que ce qu'ils sont, soit des séries B sympas. Tout produit par Lynch soit-il, Cabin Fever était une série B sympa, tout produit par Tarantino soit-il, Hostel n'est rien de plus.

Deux Américains et un Islandais s'organisent un périple européen, dans le but avoué de mettre le plus de filles dans leurs lits. Au cours d'une nuit enfumée à Amsterdam, ils se voient conseiller une auberge de jeunesse en Slovaquie, véritable vivier de donzelles en manque d'hommes. Evidemment, le paradis lubrique va se transformer en cauchemar...saignant.

Critique:

Hostel, c'est un petit peu le pendant urbain de Cabin Fever, au point que l'on se surprend à se demander où se trouve la forêt. Mêmes personnages, où se croisent un beau gosse dragueur, un plus timide et un parfait couillon, décalque de l'inénarrable chasseur d'écureuils du premier film ("Why would you want to shoot a squirrel ?" - "Cause they're gay." Ultime !). Même construction déconcertante, où le film se promène pendant une bonne heure avant de partir en vrille dans la dernière demi-heure. Même propension au gore à l'ancienne. Et même pétage de plomb final, où après l'euthanasie à coups de pelle de Cabin Fever, Eli Roth fait encore étalage de ses idées déviantes. Toutefois, les films sont différents dans leurs esprits respectifs. Là où Cabin Fever était un film de fan ne cherchant pas tellement à aller au delà, l'approche d'Hostel est plus ambitieuse. Du niveau le plus moindre, les inévitables références se faisant discrètes -on notera un caméo de Takashi Miike-, lorsqu'elles ne sont pas cantonnées aux superbes (et pour le coup, hors sujet) affiches-teaser rappelant Maniac ou Massacre à la Tronçonneuse, au niveau le plus élevé, Hostel touchant du bout des doigts une certaine dimension sociale. Si le film n'est bien sur pas à la Slovaquie ce que Street Trash fut à New York, cela ne l'empêche pas de s'attarder sur les faces les moins dorées du pays. Pauvreté, violence, délinquance infantile, Hostel nous plonge dans un monde sale où l'on tue pour des chewing-gums. Il ne s'agit pas d'intellectualiser Hostel plus que de raison, l'ensemble étant plus proche de la caricature que du docu-réalité, mais il faut reconnaître que la démarche permet au film d'aller au delà du simple divertissement. Dans un autre registre, l'homosexualité se retrouve également abordée dans Hostel, au cours d'un petit dialogue à la subtilité inattendue. Un quinquagénaire gay, qui a enfoui ses préférences pour une vie davantage dans les normes. N'oublions pas une certaine interrogation quand voyeurisme qui sommeille en chacun de nous, enfonçage de porte ouverte qui a le mérite d'exister. Autant de surprises agréables pour un film présenté comme extrême et vendu sur ses seules séances de tortures, mais qui ne camoufle pas l'autre surprise d'Hostel, qui n'est en fin de compte ni extrême, ni bien fourni en tortures.

A mi-chemin entre American Pie et 8 Millimètres, Hostel commence comme une comédie débile à basse de fesses et de joints...et continu comme tel pendant un bon moment. Il est vrai que ce trio de pied nickelés est attachant pour qui aime les loosers pas très malins, et que voir un tel déballage de poitrines nues n'est pas désagréable, mais force est de constater qu'Hostel est un peu un hold up pour qui s'attend à un ersatz de Guinea Pig. La rupture de ton arrivée puis les festivités sanglantes commencée, Eli Roth nous surprend à nouveau en s'essayant à la suggestion. Si les estomacs les plus sensibles se remettront mal de cette énucléation terminée au ciseau, Hostel n'est finalement pas plus insoutenable qu'un Saw, son aspect viscéral et brut faisant tout de même davantage illusion que les effets clipesques de ce dernier. Bien que glauque, Hostel a un côté très fête foraine, impression accentuée lors d'une séquence grand-guignolesque mettant en scène un colossal boucher. Le tout navigue entre surdose et violence dure, lorsque ce n'est pas les deux à la fois.

En Bref:

Si vous aimez Cabin Fever vous aimerez Hostel, c'est aussi simple que ça. Pas beaucoup de prise de risque pour Eli Roth, qui nous livre les mêmes recettes, avec les mêmes qualités -effets gores crades et en latex, un côté barbare difficilement résistible, des personnages intéressants...- et le mêmes défauts -une exposition un peu trop longue, un côté potache parfois malvenu...-. Tout au plus, le côté citadin d'Hostel achèvera de le rendre plus sombre que son prédécesseur, et certains anti-américains trouveront sans doute délectable de voir ces deux Californiens débarquer dans l'Est comme en territoire conquis avant de s'en mordre les doigts. Du reste, le débat "pour ou contre Eli Roth" reste ouvert, et en bon successeur de Cabin Fever, Hostel ne manquera pas de donner de l'eau au moulin. Une valeur montante de l'horreur ? Un escroc qui a de la chance ? Un passionné qui sait s'entourer ?
Moi, j'ai choisi mon camp...

Reefer Madness

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Reefer madness

Titre original : Reefer Madness
Un film musical d'Andy Fickman
Scénario : Kevin Murphy, Dan Studney
Production : ApolloScreen Filmproduktion GmbH & Co. Filmproduktion KG, Dead Old Man Productions, Middle Fork Productions, Showtime Networks Inc.
Acteurs : Kristen Bell, Christian Campbell, Neve Campbell, Alain Cumming
Distribution : Diaphana Distribution
Presse : Cedric Landemaine et Anne-Charlotte Gilard
Durée : 1h49
Date de sortie : 1 mars 2006


Histoire:

Reefer Madness est l'adaptation détournée d'un film de propagande anti-marijuana, intitulé Tell Your Children, tourné en 1936. Le réalisateur Andy Fickman, très inspiré par The Rocky Horror Picture Show, choisit la satire et l'exagération de bons nombres de tabous de son pays. Le sexe, le cannabis et le rock'n'roll viennent perturber une Amérique du Nord fière de son drapeau et de ses valeurs. Jimmy Harper (Christian Campbell) et Mary Lane (Kristen Bell), deux élèves insouciants et lisses intellectuellement, vont succomber au pouvoir de la célèbre herbe verte.

Critique:

Si l'on omet la platitude du scénario et un délire de chanvre dans lequel il n'est pas évident de rentrer, la comédie musicale propose des chorégraphies impressionnantes. De durées excédants parfois les cinq minutes, les scènes de danse laissent souvent sans voix. Le dynamisme des interprètes, l'entrain de la musique pop-rock ainsi que la synchronisation des pas et des gestes ont de quoi secouer. Tour à tour, le long métrage rappelle Jesus Christ Super Star, l'épisode spécial Once More With Feelings de Buffy ou encore le récent Foon. Comme le film des Quiches, Reefer Madness se termine dans une regrettable avalanche gore. Néanmoins, les chorégraphies sont incomparables. Kristin Bell, l'actrice héroïne de Veronica Mars, prouve son talent d'actrice en s'écartant de son charismatique rôle dans la série TV.

Reefer Madness se permet un psychédélisme visuel accompagnant les différentes absorptions de stupéfiant. Ainsi, un conférencier en croisade contre la marie-jeanne converge avec un Jesus Christ «super cool», une prude finalement délurée ou encore un drogué irrécupérable. Se moquant allègrement de la morale, le film se permet de ridiculiser de l'amour. Dans des nuages de fumée hallucinants, remplis de jeux de mots insensés, les scénaristes se moquent par exemple du Roméo et Juliette de Shakespare. S'il critique de manière extravagante la censure et la propagande, Reefer Madness impressionne surtout par la qualité de ses chorégraphies. Il séduira ceux qui partiront dans le trip de hasch proposé et ennuiera ceux qui ne verront dans ces voyages de drogués qu'une somme de scènes pas drôles. Notons que la France est le seul pays a proposer le film sur grand écran. Aux Etats-Unis, il a uniquement été diffusé sur la chaîne Showtime.

Braqueurs Amateurs

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Braqueurs amateurs

Titre original : Fun With Dick And Jane
Réalisation : Dean Parisot
Production : Columbia Pictures Corporation, Imagine Entertainment, Sony Pictures Entertainment, JC 23 Entertainment
Scénario : Judd Apatow, Nicholas Stoller, Peter Tolan
Acteurs : Jim Carrey, Téa Leoni, Richard Jenkins, Angie Harmon, John Michael Higgins, Richard Burgi...
Distribution : Gaumont Columbia Tristar Films
Durée : 1h30
Date de sortie : 22 février 2006


Histoire:

Dick Harper (Jim Carrey) est victime des manoeuvres peu scrupuleuses de son patron (Alec Baldwin) qui coule son entreprise Globodyne pour s'en mettre plein les poches. Après avoir honnêtement essayé de s'en sortir avec sa femme Jane (Téa Leoni), Dick décide de se mettre à voler...

Critique:

Braqueurs Amateurs alterne gags visuels et légère critique du capitalisme. Le film de Dean Parisot, réalisateur de la série Monk, est un remake du Touche Pas A Mon Gazon (1977) de Ted Kotcheff.

Retrouver Jim Carrey au cinéma est devenu un gage de sécurité. Quelle que soit la qualité du long métrage dans lequel il joue, il y a de bonnes chances que l'interprétation de l'acteur soit irréprochable. Braqueurs Amateurs ne manque pas à la règle. Explosif dans son rôle d'homme au bord de la crise de nerfs, le comédien américain entre dans la peau d'un type de personnage qu'il connaît bien depuis ses précédents films. Il livre ici son habituel spectacle surexcité qui ravira les amateurs de ses performances et qui confortera les détracteurs dans leur rejet. Ses excès physiques incitent à des rires massifs, comme par exemple dans la scène de l'ascenseur ou les saynètes en entreprise. Pour tempérer les délires difficilement contrôlables de l'acteur, Téa Léoni (Jurassic Park III) apporte charme et relativisation. Ensembles, ils baignent dans quelques savoureux quiproquos.

Si le couple fonctionne à merveille sur la totalité du film, on regrette que ce soit la première partie qui soit la plus drôle. Alors qu'on aurait pu s'attendre à un feu d'artifice d'immoralité comique dans la tranche centrée sur les braquages, on assiste à cruel manque de punch et d'originalité. La montée de la frénésie est vaine, les blagues manquent, les vannes s'essoufflent et l'ordinaire moraliste prend le dessus. La vengeance de Dick apparaît trop propre et simple vis-à-vis du préjudice subit. Cette énième fin à la Robin Des Bois a du mal à passer.

En Bref:

Un Jim Carrey volcanique et une ébauche de condamnation des patrons de multinationales ne suffisent pas à sortir Braqueurs Amateurs de son manque de moments comiques. On retient tout de même quelques scènes névrosées bien assumées.

Réussir Ou Mourrir

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Réussir ou mourrir

Titre original : Get Rich or Die Tryin'
Réalisation : Jim Sheridan
Production : Paramount Pictures, MTV Films
Scénario : Terence Winter
Acteurs : Curtis "Fifty Cent" Jackson, Terrence Dashon Howard, Joy Bryant
Distribution : United International Pictures
Durée : 1H57 environ
Date de sortie : 22 Février 2006


Histoire:

Curtis Jackson est né en 1976 à New York. Orphelin à même pas dix ans (sa mère assassinée, de père inconnu), il côtoie le monde violent de la rue et de la drogue, luttant pour sortir de la misère. La musique devient rapidement son moyen d'expression, sa bouche de sortie. A 20 ans, il est remarqué par Jam Master Jay, du groupe Run DMC, qui le protège et le fait signer à Columbia, avant qu'un règlement de compte violent le fasse exclure. Agressé dans la rue, devant la maison de ses grands-parents, Fifty Cent est laissé pour mort, criblé de neuf balles. Miraculé, il le deviendra également en sortant Get Rich or Die Tryin' (2002), son premier album, sous le label Shady Records et le regard bienveillant de Dr Dre et d'Eminem.

Marcus, 9 ans, ne rêve que d'une chose : des baskets neuves, et sa mère lui a promis. Celle-ci, héroïnomane et dealeuse, est assassinée dans des circonstances tragiques et mystérieuses, laissant le pauvre garçon dans le désarroi le plus total. Pour survivre, il devient à son tour dealer, sous la coupe de Levar et son sous-fifre Majestic, et mène alors une double vie partagée entre le crime, et sa passion : la musique...

Critique:

A l'instar d'Eminem avec 8 Mile, Curtis « Fifty Cent » Jackson incarne le rôle principal de sa propre (presque-)autobiographie portant le nom de son premier album, Get Rich or Die Tryin', vendu à plus de sept millions d'exemplaires sur tous les continents. Et à l'instar du film de Curtis Hanson, la majorité des éléments fondamentaux de la vie du rappeur ont été remaniés pour s'insérer plus facilement dans une romance des plus classiques, ersatz des success-story cinématographiques où le héros / l'héroïne passe outre les difficultés de la rue pour monter sur la plus haute marche de la célébrité. Mais tout comme pour Eminem, l'histoire s'arrêtera juste avant de parler des personnes qui ont véritablement pesé dans sa carrière musicale, comme Dr Dre et son acolyte. Pas d'importance. Ce qui compte, c'est que Fifty Cent se soit pris neuf balles dans le corps, frôlant la mort de très près, après une vie de dealer minable dans le Bronx de New York. Le reste, c'est de la petite couture : Maman se fait assassiner, Papa est introuvable, guerre de gangs, de territoires, trafic de drogue, amour de jeunesse qui dure, zonzon, et la musique qui vient glorifier tout ça. Rien de surprenant, mais la recette a fait ses preuves et fonctionne toujours : malgré de toutes petites longueurs, le film assume ses deux heures sans problème, même lorsque l'on est pas forcément adepte de rap (qui compose la majeure partie de la bande originale). On est presque parfois tenté d'apprécier, mais le regard bovin de Fifty Cent nous ramène à la réalité : il n'est pas un acteur, et ce n'est pas la petite larme coulant sur sa musculeuse poitrine qui nous fera penser le contraire.

En Bref:

Une success-story classique dans sa construction et dans ses aspirations, peut-être un peu trop commerciale pour être honnête. Au jeu de la biographie portée sur grand écran, Fifty Cent souffre de la comparaison avec Eminem, qui avait livré une performance d'acteur et un film beaucoup plus honorables.

Syriana

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Syriana

Titre original : Syriana
Réalisation : Stephen Gaghan
Production : Warner Bros, Section Eight
Scénario : Stephen Gaghan
Acteurs : George Clooney, Matt Damon, Jeffrey Wright, Chris Cooper, William Hurt, Alexander Siddig
Distribution : Warner Bros
Durée : 02H08
Date de sortie : 22 février 2006


Histoire:

La dénonciation du gouvernement américain est décidemment un thème à la mode à Hollywood. Après les brûlots de Michael Moore (Fahrenheit 9/11, ...), les séries qui parlent ouvertement du conflit irakien (Over there, ...), un Lord of War incisif sur le trafic d'armes ou un Jarhead qui évoque la situation des militaires durant la Guerre du Golfe, le nouveau film de genre se dénomme Syriana et pose la question des relations entre CIA, gouvernement américain et richesse pétrolière, sans oublier le pendant arabe du problème : la prospérité des émirs, la vie du peuple et l'intégrisme. Cela fait beaucoup pour un seul film et même en plus de deux heures il faut réussir à tout caser proprement ce que n'a pas réussi à faire le réalisateur.

Critique:

C'est bien beau de vouloir traiter de sujets graves et actuels mais encore faut-il savoir y mettre la forme. Tourné caméra à l'épaule comme un pseudo documentaire, le film veut impliquer totalement le spectateur dans cette fiction que l'on sent construite autour de faits réels. Pour représenter chaque partie (les entreprises pétrolières, la CIA, le spécialiste en pétrole, l'émir et le peuple arabe), quelques personnages ont été choisis et filmés sous la forme de portraits croisés. L'idée est bonne mais pour parvenir à intéresser, encore faut-il que tout le monde se rencontre plus ou moins et soit directement en lien avec les affaires de l'autre, ce que Syriana a du mal à montrer. En voulant prouver la complexité des relations entre les intéressés, le film s'embrouille tout seul. On passe rapidement d'un personnage à l'autre sans avoir eu le temps de s'habituer à eux et de les comprendre. Il est dur de tout suivre et de graver chaque nom au fond de son crâne pour tout interpréter et l'histoire devient rapidement incompréhensible dans ses détails. En réalité, l'intrigue semble au final relativement simple mais le film enchaîne les transitions hâtives et peu utiles, ce qui a pour effet de perdre en route le spectateur et surtout de l'ennuyer.

Alors qu'on observe une accumulation de personnages et de situations différentes, Syriana peine à intéresser à cause des interminables longueurs qui le plombent littéralement. Plus de deux heures de destins croisés, c'est long, même très long, et ce ne sont pas les acteurs (Georges Clooney parfait mais trop peu présent) qui nous sauverons des lenteurs. Certaines scènes ou personnages semblent en plus superflus, à l'instar de Matt Damon et de sa famille qui semble être présent juste pour le rôle de tête d'affiche.

En Bref:

On a l'impression que Syriana s'avère plus complexe que ne le pensait au départ le réalisateur. Voulant montrer l'aspect complexe des choses, le non manichéisme de la situation où les bons et les méchants sont présents de part et d'autre, il a du mal à maîtriser entièrement un film qui s'éparpille un peu partout. Il en résulte une impression de longueur qui peine à accrocher. On a compris où il voulait en venir mais le message serait encore mieux passé dans un film choc que dans un état semi comateux.

The Ballad Of Jack & Rose

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
The Ballad Of Jack & Rose

Titre original : The Ballad Of Jack And Rose
Réalisation : Rebecca Miller
Production : Elevation Filmworks, IFC Productions, Initial Entertainment Group (IEG)
Scénario : Rebecca Miller
Acteurs : Camilla Belle, Daniel Day-Lewis, Catherine Keener...
Distribution : TFM Distribution
Durée : 1h52
Date de sortie : 15 février 2006

Histoire:

En 1986, au large de la côte Est des Etats-Unis, Jack Slavin (Daniel Day-Lewis) vit sur une île perdue avec sa jeune fille Rose (Camilla Belle) âgée de 16 ans. Sentant qu'il est proche de la mort et que sa fille serait prête à le suivre, Jack fait venir la famille de sa maîtresse Kathleen (Catherine Keener) pour essayer quelque chose de nouveau...

Critique:

The Ballad Of Jack And Rose est une oeuvre émouvante, intimiste et remplie de messages percutants. Porté par les interprétations exceptionnelles de Daniel Day-Lewis (Gangs Of New York) et Camilla Belle (The Patriot), le film écrit et réalisé par Rebecca Miller invite le spectateur dans une subtile représentation de l'amour entre un père et une fille. Le personnage de Jack, ancien hippy plein de rêves de vie en paix avec la nature, s'oppose vigoureusement aux excès de la modernité. Après la mort de sa femme, il décide de protéger Rose en l'isolant d'une technologie destructrice. Avec des scènes privées entre les deux protagonistes principaux, la réalisatrice nord-américaine saisit parfaitement les raisons d'un amour familial profond. Accompagné de paysages d'une nature éclatante, les paroles, larmes, sourires et regards entre Jack et Rose reflètent une troublante vérité. De ses manifestations physiques et morales émane une grandeur sentimentale principalement intérieure. Le jeu des acteurs parvient à transmettre cette émotion propre presque indescriptible. Daniel Day-Lewis possède dans son jeu une éblouissante force émotionnelle qui incite à la douleur, notamment dans sa représentation de la maladie. Camilla Belle, aussi belle cheveux longs que courts, est dotée d'une candeur à pleurer.


Outre une magnifique relation d'amour quasi incestueuse entre un père et une fille, The Ballad Of Jack And Rose aborde brillamment l'adolescence, le songe des années 1970, la découverte du sexe, de l'amitié et de la jalousie. On se délecte du traitement poussé de thèmes universels qui confrontent utopie et réalité. Une multitude de saynètes de la vie quotidienne, parsemée de décalages enrichissants, permettent de cheminer dans la profusion de réflexions. Tout le long du film, les tensions montent jusqu'à exploser dans une scène de mort déchirante de réussite. Des seconds rôles plus ou moins connus (Beau Bridges, Catherine Keener, Jason Lee, Jena Malone) viennent participer à ce génial tableau émotionnel.

En Bref:

The Ballad Of Jack And Rose est un film au propos d'une rare beauté. Il transporte le spectateur dans une histoire entre idéalisme existentiel et réalisme mortel. Une expérience cinématographique unique dont l'optimisme final constitue un message tout simplement parfait.

Walk The Line

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Walk The Line

Titre original : Walk the Line
Réalisation : James Mangold
Production : Catfish Productions, Konrad Pictures, Tree Line Films, Fox 2000 Pictures
Scénario : James Mangold, Gill Dennis
Acteurs : Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Robert Patrick, Ginnifer Goodwin, Dallas Roberts...
Distribution : 20th Century Fox
Durée : 2h16
Date de sortie : 15 février 2006


Petite Biographie:

Johnny Cash est une légende du rock'n roll et de la country. Le film qui retrace sa vie constitue un véritable chef-d'oeuvre. Walk The Line s'appuie sur deux livres écrit par le rockeur lui-même : The Man in black et Cash : an autobiography. Au cinéma, l'oeuvre doit sa réussite à la réalisation passionnée de James Mangold (Identity), à la musique de John R. Cash et aux interprétations sensationnelles de Joaquin Phoenix (Le Village) et Reese Witherspoon (Pleasantville).

Critique:

Sans temps morts, Mangold expose la vie du mythe Cash. En évoquant ses premiers essai, son succès, ses excès, sa déchéance dans la drogue et sa renaissance artistique, le réalisateur nord-américain s'arrête sur une vie artistique et privée particulièrement riche. Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon, respectivement Johnny Cash et June Turner, avaient été choisis par les vrais célébrités pour les incarner à l'écran. Le résultat est époustouflant. Les deux têtes d'affiche ne trichent pas. Ils chantent réellement et livrent des prestations d'une confondante vérité. A certains moments, la performance de Phoenix est si perturbante que l'on ne s'étonne pas que l'acteur ait terminé le film dans une clinique. Ses regards furieux, sa représentation de la chute d'un homme dans la drogue et ses manifestations de colère glacent le sang. Tout en charme, complexité et indécisions, la June Turner du film révèle une des plus belles morale qui puisse exister. Drôle, fidèle, réaliste et responsable, elle incarne une femme de rêve. En combinant ces qualités avec un talent de chanteuse et un visage divin, on comprend parfaitement l'attirance de Cash.


Le processus de création de Cash n'est pas au centre des préoccupations de Mangold. Excepté une scène démontrant la nécessité d'un réel vécu pour écrire une " vraie bonne chanson ", le réalisateur préfère s'arrêter sur les fantasmes et malheurs qui composent la vie des plus grands artistes de rock. En conséquence, les scènes de famille et d'espérance sentimentale entourent de magnifiques séquences de concerts. Tout amateur de rock ne pourra pas rester insensible aux voix épatantes de Phoenix et Witherspoon. L'alchimie qui existe entre eux emporte la musique de Cash vers des sommets célestes. Grâce à un Robert Patrick (X-Files) saisissant, la désapprobation du père est poignante. Le reste des relations familiales montre que « star de rock » entraîne souvent le sacrifice de ses enfants et de sa femme. Lors de la scène du fameux concert donné en janvier 1968 dans la prison de Folsom, le film atteint un paroxysme de dimension fédératrice. Les connaisseurs noteront la présence de l'acteur-chanteur Tyler Hilton (Les Frères Scott) en Elvis Presley.

En Bref:

Explosif dans ses scènes intimes et performances musicales, Walk The Line bouleverse par l'émotion artistique qu'il dégage. Ses deux acteurs principaux trouvent les meilleurs rôles de leur vie. Ils vivent véritablement ce film biographique qui se clôture sur un espoir en forme de compromis. Toute une leçon de vie...
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