Créer un blog Présentation

Nom du blog :
blogcinedemik62160
Description du blog :
Toutes les semaines retrouvé sur ce blog les films à l'affiche avec l'histoire et la critique!!!!!!!
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
26.03.2006
Dernière mise à jour :
14.04.2006
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or blogcinedemik62160
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· The Woodsman
· Le Temps Des Porte-Plumes
· Hell
· Inside Man : L'homme De L'interieur
· Bambi 2
· Réussir Ou Mourrir
· 16 Blocs
· Asterix Et Les Vikings
· Cabaret Paradis
· Camping Sauvage

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

X X X X X X
17.07.2008
deux petites questions pour être sûr !!
26.11.2007
deux petites questions pour être sûr !!
26.11.2007
Thierry Piantanida
15.11.2007
Bon film
12.09.2007
pas mal
12.09.2007
Bien
12.09.2007
geniale
27.06.2007
delire
15.04.2006
pareil que
15.04.2006
géant
15.04.2006
bruce willis
07.04.2006
à voir
05.04.2006
arf
30.03.2006
ciné
30.03.2006
beaucoup de succès
29.03.2006
RSS

Blogs à découvrir :

· kubrickissimo
· marredescritiquesalacon
· 4gpda
· kiko333
· cameraobscura
· beletteverte
· fandelost59
· 32emefestivalamericaindedeauville2006
· nienna
· darkside03



Fauteuils D'Orchestre

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Fauteuils D'Orchestre

Titre original : Fauteuils d'orchestre
Réalisation : Danièle Thompson
Production : Thelma Films, Studio Canal, TF1 Films Productions, Radis Films Productions
Scénario : Danièle Thompson, Christopher Thompson
Acteurs : Cécile De France, Valérie Lemercier, Albert Dupontel, Laura Morante, Claude Brasseur, Christopher Thompson, Dani...
Distribution : Mars Distribution
Durée : 1h46
Date de sortie : 15 février 2006


Histoire:

Jessica (Cécile De France), jeune provinciale innocente, vient à Paris pour travailler dans le quartier des Champs Elysées. Au culot, elle obtient un job de serveuse qui lui permet d'observer un microcosme où se mêlent artistes, collectionneurs et opportunistes...

Critique:

Fauteuils d'orchestre énerve presque autant qu'il réjouit. Avec sa représentation humoristique des tracas d'un quartier riche, le troisième film de Danièle Thompson (Décalage Horaire) est inégal. Construit sous forme de petits tableaux de caractères qui coexistent dans un même périmètre restreint, le long métrage varie en fonction de la pertinence de ses histoires et interprètes. Fraîche, pétillante et rayonnante, Cécile de France démontre un talent indéniable. Elle est ici comme une fleur qui, à peine éclose, découvre un monde riche qui se trouve des problèmes. Certes le malheur n'est pas l'apanage des pauvres, mais le côté petit bourgeois mécontent de l'oeuvre apparaît parfois un peu hautain. Passé cet aspect qui pourra en froisser quelques uns, Fauteuils d'orchestre navigue entre comédie bien dialoguée et niaiserie bien mièvre.


Le récit du pianiste enfermé dans les ambitions de sa femme constitue la plus grande réussite du film. Mené par un Albert Dupontel toujours aussi brillant, l'histoire rassemble un divin mélange de musique, d'émotion et d'amour. Le musicien classique est tiraillé entre sa vision universelle de son art et la contrainte d'un luxe quotidien qui le répugne. Derrière, l'histoire de Catherine Versen (Valérie Lemercier), actrice en rêve de grands rôles, ne manque pas de drôlerie. Déluré et rempli de scènes cocasses, son tournant de carrière entraîne la majorité des rires. Lemercier habite grandement sa protagoniste et explose lors d'une représentation finale délirante. La dernière histoire, celle du collectionneur et de son fils, tient plus de l'anecdote que d'autre chose.

En Bref:

Observé de l'oeil innocent d'une provinciale, cette micro vie parisienne baignant dans le luxe offre autant de rires que d'agacements. Les mini drames de ces nantis ont du mal à causer de l'émotion, encore moins lorsque la réalisatrice tombe dans une niaiserie pleurnicharde.



--

Bubba Ho-Tep

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Bubba Ho-Tep

Titre original : Bubba Ho-Tep
Réalisation : Don Coscarelli
Production : Silver Sphere Corporation
Scénario : Don Coscarelli
Acteurs : Bruce Campbell, Ossie Davis, Reggie Bannister, Bob Ivy, Ella Joyce, Heidi Marnhout...
Distribution : Silver Sphere Corporation
Durée : 1h32
Date de sortie : Mai 2005 (DVD Z2 UK) /2004-2005 (cinéma, festivals, France) / 15 fevrier 2006 (?) (cinéma, sortie officielle,


Histoire:

Si maintenant, tout de suite, je vous disais qu'Elvis Presley n'est pas mort. Que John Fitzgerald Kennedy, en plus d'être Noir, n'a pas été assassiné. Et que tout deux coulent leurs derniers jours dans une déprimante maison de retraite, rythmés par des repas immangeables, des digressions de comptoirs et des troubles de l'érection. Impensable, pensez-vous ? Et pourtant c'est bien le cas. Jusqu'au jour où une momie ancestrale sème la mort dans la bâtisse. Mais l'antiquité n'a qu'à bien se tenir : nos deux vieilles gloires ont sorti les déambulateurs et sont prêtes à lui botter les fesses !

Critique:

On savait depuis Road to Graceland que le King n'était pas mort et n'avait fait que prendre un peu de bon temps en attendant l'ultime come-back. D'ailleurs, il est intéressant de regarder ce film de David Winkler, road-movie tragi-comique et décalé, avant ou après Bubba Ho-Tep, tant il pourrait en être une excellente préquelle. De 1998 à 2002, Bruce Campbell remplace Harvey Keitel, l'hospice les routes interminables de l'Ouest américain, mais les deux films semblent habités du même feu. A la différence que Road To Graceland était une petite histoire humaine, alors que Bubba Ho-Tep est une revanche camouflée sous les oripeaux d'une bisserie improbable. La revanche de deux papys ventripotents, qui soudain trouvent une raison de continuer à vivre, se découvrent une existence tournant autour d'autre chose qu'une paranoïa galopante ou qu'une excroissance au bout de la verge, et surtout, se découvrent une place dans le monde qu'ils avaient perdu sous le poids des rides. Bubba Ho-Tep est un film en demi-teinte, tout en nostalgie et alternant des plages comiques avec des instant bien plus graves. Le rythme est lent dans cette maison de retraite aux couleurs feutrées, posée sur un coin de verdure où l'on trépasse plus que l'on ne passe, où les dialogues impayables d'Elvis et JFK côtoient les interrogations douloureuses sur un probable cancer ou un statut d'oublié.


"La vieillesse est une Île entourée de Morts" - Juan Montalvo


Don Coscarelli est un réalisateur qui aime la Mort. Plus que l'aimer, il l'icônise, donnant au genre fantastique ce fabuleux personnage que le Tall Man de la tétralogie Phantasm. Un amour tendre du macabre qui n'est pas absent de Bubba Ho-Tep, où la Mort prend une beauté transfigurant des personnages déglingués, telle un ultime pied de nez où chacun retrouverait sa dignité voir son héroïsme dans le trépas, tel ce vieux cow boy, passant l'arme à gauche sans se débotter, faisant feu de toutes part avec ses revolvers en plastique. L'humour noir n'est pas exclue, véhiculé par deux croque-morts gaffeurs assez irrésistibles. Film complètement bicéphale, à cheval entre deux tonalités et jouant volontiers sur l'absurde, Bubba Ho-Tep acquiert une sorte de flottement, accentué par la voix off implacable d'un Elvis oubliant d'être une loque.


Réflexion subtile sur la vieillesse où débarque une momie suçant les âmes par l'anus, Bubba Ho-Tep est une sorte de miracle, alchimie parfaite d'un gros Z qu'un inconscient aurait oublier de rendre ridicule. Parsemé de passages destinés à devenir cultes -l'insulte hiéroglyphique de la Momie, la préparation au combat, le Kung Fu brinquebalant d'Elvis...- qui ne le deviendront probablement jamais, Bubba Ho-Tep semble débarquer d'on ne sait trop où, enfant terrible d'un réalisateur discret porté par deux stars qui ne le sont pas moins. Bruce Campbell, le Ash des Evil Dead, qui apporte tout son talent comique mais aussi dramatique à son personnage d'Elvis, soudain magnifié et rendu incandescent lors d'un flashback superbe revenant sur la genèse de l'histoire. Ce n'est ni plus ni moins que son meilleur rôle à ce jour. Face à lui, un acteur engagé, plutôt connu pour ses rôles au sein de la Blaxploitation, Ossie Davis. Presque ironiquement, il décèdera en 2005, jouant là un de ses dernier personnages, celui d'un homme un peu fou censé être mort. Un pas de deux extraordinaire à la démarche claudicante. Et comme toujours chez Coscarelli, c'est une musique étrange qui nous caresse les oreilles, mélancolique et douce, en phase parfaite avec le film.

En Bref:

Bubba Ho-Tep ne ressemble à rien de connu, un OVNI détraqué et étrange, camouflant son potentiel d'analyse sous des images d'une naïveté désarmante. On aura beau médire du cinéma fantastique actuel, Bubba Ho-Tep restera avec May et les délires de Rob Zombie parmi les perles à enfiler sur le cordon des années 2000, et par dessus tout, un membre de cette race de films étranges qui n'ont jamais les honneurs des encyclopédies, mais restent toujours quelque part dans une marge, tel un poil à gratter qui ne parvient pas à se faire oublier. Sorti en 2002 outre-Altantique, Bubba Ho-Tep se sera évidemment fait attendre chez nous, obligeant le spectateur français à se rabattre sur un DVD anglais ou à attraper le film au cours de festivals locaux. La sortie salle ets enfin arrivée chez nous. L'occasion peut être de s'y plonger ou replonger, en attendant Bubba Nosferatu...

Petites Confidences (à ma Psy)

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Petites Confidences (à ma Psy)

Titre original : Prime
Réalisation : Ben Younger
Production : Younger Than You, Universal Pictures, Stratus Films, Team Todd, Stratus Film Co., Prime Film Productions LLC
Scénario : Ben Younger
Acteurs : Uma Thurman, Meryl Streep, Bryan Greenberg
Distribution : SND
Durée : 1h45
Date de sortie : 15 février 2006

Histoire:

Rafi Gardet (Uma Thurman), 37 ans, tombe amoureuse de David Bloomberg (Bryan Greenberg), 23 ans. Sans le savoir, elle s'est engagée dans une relation avec le fils de sa psychologue...

Critique:

Petites confidences (à ma psy), comédie sentimentale classique, se caractérise par les interprétations de ses acteurs et son humour gentillet. Uma Thurman, en tête d'affiche, affiche une intense présence sexuelle. Son regard de tigresse et son corps fascinant constituent les aspects sexys et charmants du film. Meryl Streep, plaintive à souhait, excelle dans son rôle de mère tiraillée entre sa vision de l'amour idéal qu'elle souhaiterait pour son fils et une réalité peu banale.

Sans concession, Petites confidences (à ma psy) pose la question de la différence d'âge dans un couple. Il montre les divergences de maturité qui sont presque inévitables avec plus de dix ans d'écarts. Plus globalement, il s'interroge sur la suffisance de l'amour et du sexe dans une relation amoureuse. En face d'Uma, le jeune Bryan Greenberg (Jake dans Les Frères Scott) ne manque pas de tendresse et de crédibilité. Son personnage préfère parfois le divertissement à des responsabilités qu'il est encore trop jeune pour assumer. Côté humour, les quiproquos et malaises créés par la situation peu banale de la psy apparaissent drôles bien qu'assez peu exploités. Excepté quelques allusions sexuelles gênantes, le film ne part jamais dans un véritable délire. Les souvenirs de la grand-mère réac et du copain puérile de David constituent un mini bagage comique qui permet de rajouter un peu de piquant.

En Bref:

A la différence d'une quantité d'autres, cette comédie sentimentale affiche un propos pertinent sur les relations de couple et de famille. Préférant s'encrer dans une réalité représentative de nombreux amants, Petites confidences (à ma psy) choisit volontairement de ne pas accentuer le comique. Malgré une fin intelligente de sous-entendus sentimentaux, le film de Ben Younger ne parvient pas vraiment à s'élever plus haut que son genre limité dans sa structure scénaristique.

Le Nouveau Monde

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Le Nouveau Monde

Titre original : The New World
Réalisation : Terence Malick
Production : New Line Cinema
Scénario : Terrence Malick
Acteurs : Colin Farrell, Q'orianka Kilcher, Christian Bale
Distribution : Metropolitan FilmExport
Durée : 2H15 environ
Date de sortie : 15 Février 2006

Petite Biographie:

Il aura fallut sept ans à Terrence Malick pour reprendre la caméra de réalisateur. Et estimons nous heureux, car près de vingt années ont séparé La Ligne Rouge (1998) des Moissons du Ciel (1979). A l'instar de certains réalisateurs, Malick cultive le mystère, mais aussi le succès. Car si ses films n'ont jamais explosé le box-office ou fait de razzia sur les oscars, ils ont au moins le mérite d'avoir su trouvé leur public, et de se dépareiller des produits finement huilés des grandes machines hollywoodiennes.

Histoire:

Début du XVIIème siècle. Trois bateaux de la Virginia Company accostent en Amérique du Nord pour y installer une colonie. Les relations avec les indigènes locaux se détériorant petit à petit, les colons doivent impérativement trouver de quoi survivre, et ils envoient donc le capitaine John Smith (Colin Farrell) négocier avec le chef des indiens. Sur le point d'être mis à mort, il est sauvé par Pocahontas (Q'orianka Kilcher), une jeune indienne...

Critique:

Terrence Malick n'est pas du genre à entrer dans le moule. Ce qu'il veut montrer, ce qu'il recherche, il ne le trouve pas dans l'exposition ou la débauche sentimentale, ni dans l'effet gratuit ; tout est ici question de sensibilité. Ses oeuvres échappent aux codes et aux clichés du genre, même si elles-mêmes répondent à leurs propres lois, généralement rythmées par les douloureuses introspections voix-off de ses protagonistes. La caméra est voluptueuse, humble ; le montage est calme, lancinant, désordonné tout en étant cohérent, fait penser à un rêve dépourvu du superflu. Les personnages ne sont pas faits de marbre, peuvent disparaître à n'importe quel moment pour n'importe quelle raison, quel que soit le visage et sa notoriété.

Tout ça, c'est un film de Terrence Malick. Et c'est Le Nouveau Monde. Arrachée aux mains de Disney, Malick revisite le mythe de Pocahontas et lui donne une nouvelle jeunesse, n'en garde que la poésie, l'habille de ses distingués atours. Son style est toujours palpable : si les hommes de La Ligne Rouge s'interrogeaient sur la mort et le sens de la guerre, ceux du Nouveau Monde pensant à l'amour, à Dieu, et à la nature.

Malick obtient tout : ses acteurs expriment plus qu'ils ne parlent, trouvent le juste ton dans un simple regard, ne cachent rien. Ils sont justes, parfois à la limite, mais justes, pas un mot ou une image plus haute que l'autre. Les extrêmes ne sont jamais atteints : on ne ris pas, on ne pleure pas. On se laisse porter par la vision de cet homme, profondément attaché aux questions métaphysiques et à la nature, qui nous emmène d'un point à l'autre de l'histoire avec volupté et savoir-faire. Son seul problème, en définitive, est peut-être de vouloir trop en faire, de s'asseoir sur une scène en négligeant une autre, un sentiment sans doute amené par des successifs remontages.

En Bref:

Un beau film brillamment mis en image, alternant bons sentiments, sauvagerie, paysages naturels, et questions métaphysiques. Le montage et la réalisation, empreintes par le talent et la vision de Terrence Malick, ne parviennent néanmoins pas à faire oublier les quelques longueurs parfois problématiques.

13 Tzameti

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
13 Tzameti

[i]Titre original : 13 Tzameti
Réalisation : Gela Babluani
Production : Les films de la Strada, Quasar Pictures, Solimane Production, MK2
Scénario : Gela Babluani
acteurs : Georges Babluani, Aurélien Recoing, Pascal Bongard, Fred Ulysse, Nicolas Pignon…
Distribution : MK2
Durée : 93 minutes
Date de sortie : 8 février 2006
Public : Interdit aux moins de 16 ans[/i]

13 Tzameti est le premier long-métrage au nom imprononçable du jeune réalisateur Gela Babluani, d'origine Géorgienne, fils du réalisateur Temur Babluani (qui a gagné l'Ours d'Argent à Berlin en 1993 pour son film Le soleil des veilleurs). Un film 100% français qui peut se targuer d'avoir reçu le Lion du Futur - Prix de la meilleure première oeuvre - à la Mostra de Venise en 2005 et qui vient de recevoir le Grand Prix du jury du meilleur film de fiction étranger au Festival de Sundance en 2006.

L'histoire de 13 Tzameti est celle d'un jeune homme d'origine Géorgienne lui aussi, Sébastien, qui répare un toit d'une maison en bord de mer. Cette demeure appartient à un homme louche, qui attend une convocation qui devrait lui permettre d'obtenir une belle somme d'argent. Malheureusement pour lui, il meurt d'une overdose et le jeune homme décide de prendre sa place pour toucher le pactole. S'ensuit alors pour lui un jeu de piste qui le mènera dans un univers des plus glauques, dans un jeu infernal où les hommes parient sur la vie d'autres hommes.

Auréolé par les prix qu'il a obtenus, 13 Tzameti se montre dans sa première partie assez décevant : la réalisation n'offre pas de plans incroyables, la situation est assez confuse, l'excellente musique de East, membre des Troublemakers, est mal utilisée, tentant de provoquer une artificielle situation d'étrangeté dans des séquences qui n'ont rien de mystérieuses. Entièrement tourné en noir et blanc, le film a un rendu proche des films amateurs, avec des dialogues qui sonnent parfois faux. Bref, on sent que l'objectif est de plonger artificiellement le spectateur dans l'atmosphère du thriller alors que les situations n'apportent que de l'incompréhension...
Jusqu'à la mort du propriétaire de la maison et le départ de Sébastien pour ce mystérieux travail.

Enfin, le film révèle ce qu'il a dans le ventre : on suit le jeu de piste avec un début de crainte, baladé comme le héros de lieu en lieu. Les acteurs changent, les sales gueules se dévoilent, et, si on ne comprend pas plus de quoi il s'agit, on se sent réellement plongés dans cette fuite en avant. Le choix de suivre les événements avec une caméra sans s'encombrer d'effets inutiles prend tout son sens et la bande-son s'apprécie à sa juste valeur.

Si on a été cueilli par ce jeu de pistes, la suite n'en est que plus savoureuse. On s'immerge dans le huis clos principal avec un malaise qui fait plaisir à ressentir. Difficile ici de ne pas déflorer le sujet, mais sachez qu'on pense indéniablement à Fight Club version non hollywoodienne, plus cru, brutal, dénué de discours idéologique. Les multiples seconds rôles qu'on côtoie alors en imposent sévèrement et la terreur sourde vient se loger dans notre corps pour ne plus nous quitter. On n'en dira pas plus si ce n'est qu'on subit impuissant la torture psychique à laquelle est soumis Sébastien pour ne s'en trouver libéré que bien après la projection.

Seul regret, l'épilogue du film, qui rajoute à l'horreur un aspect dramatique et vide d'espoir. Heureusement assez court, il aurait pu l'être encore plus.

Suffocant, 13 Tzameti ne ravira pas les fanatiques de cinéma léché par son parti pris minimaliste mais il comblera ceux qui aiment avoir des sensations fortes et teintées de réalisme. Son côté dérangeant le classera dans les films qu'il ne faut pas hésiter à voir seul, sous peine de n'avoir pas grand-chose à raconter à son interlocuteur après la séance. Après ce début plutôt prometteur, on pensera à se rencarder sur les prochains films de Gela Babluani et on se dépêchera de se procurer la bande originale du film, encore une fois sublime.

Aeon Flux

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Aeon Flux

[i]Titre original : Aeon Flux
Réalisation : Karyn Kusama
Production : MTV Productions, Lakeshore Entertainment, Valhalla Motion Pictures, Colossal Pictures, MTV Films, Paramount Pictures
Scénario : Phil Hay, Matt Manfredi
Acteurs : Charlize Theron, Marton Csokas, Jonny Lee Miller, Sophie Okonedo...
Distribution : United International Pictures (UIP)
Durée : 1h33
Date de sortie : 8 février 2006[/i]

Au XXVe siècle, un virus a décimé la quasi totalité de la population mondiale. Seule Bregna, une ville forteresse dirigée par des scientifiques, est peuplée d'humains. Les Monican, un groupe de rebelle, envoient Aeon Flux (Charlize Theron) pour abattre Trevor Goodchild (Marton Csokas), l'un des plus hauts dirigeants du pouvoir en place...

Aeon Flux est un petit divertissement de science-fiction qui emmène souvent le spectateur vers la moquerie. Adapté d'une série animée créée en 1995 par Peter Chung et Howard E. Baker, le film de Karyn Kusama donne un bon coup de projecteur sur une Charlize Theron (Monster) qui expose toute la mesure de son physique. Bardée de costumes tout droit sortis de délires SM, la charmante sud africaine fait de son mieux pour donner de la profondeur à un film au scénario assez mince et aux personnages caricaturaux. En plus des accoutrements ultra moulants de l'héroïne, on s'amuse à apprécier le ridicule de méchants très premier degré. Les gardes inutiles des Goodchild sont ainsi d'un comique réjouissant. Les discutions quasi psychédéliques avec la chef Handler (Frances McDormand) atteignent des sommets de crétinerie. La palme du gag involontaire est attribuée à un homme fringué comme un phallus.

Entre Matrix, Equilibrium et The Island, Aeon Flux propose un mélangé d'action explosive basé sur un léger scénario SF. En dehors de dialogues quasiment absents et de messages existentiels risibles, le long métrage affiche des scènes de combats séduisantes. Les chorégraphies pétillent, sautillent et beaucoup de gens meurent. La représentation de la dernière ville survivante du XXVe évite de se planter en proposant des décors plutôt lisses. Néanmoins, certains sièges vintage rappellent tendrement les années 1970.

Se prenant terriblement au sérieux avec les interprétations de ses personnages et ses messages bateaux, Aeon Flux inspire surtout au rire. Bien rythmé dans ses combats, il ne parvient pas à combler la faiblesse de son scénario classique et mince. L'érotisme qui émane des costumes sexys de Charlize Theron ne laissera pas insensible les mâles.

Incontrolable

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Incontrolable

[i]Titre original : Incontrôlable
Réalisation : Raffy Shart
Production : SAJ, TF1 Films Production, Canal +, CinéCinémas
Scénario : Raffy Shart
Acteurs : Mickael Youn, Hélène de Fougerolles, Thierry Lhermitte
Distribution : Pathé Distribution
Durée : 1H30 environ
Date de sortie : 08 Février 2006[/i]

Vous vous souvenez de cette horreur insoutenable de Ma Femme s'appelle Maurice ? Imaginez, son scénariste (Raffy Shart) vient de passer à la réalisation ! Et pour ne rien gâcher, en choisissant comme vedette porteuse Mickael Youn, presque né pour ce film au nom si gracieux de Incontrôlable. Outre le fait que le film n'aurait probablement jamais vu le jour si « l'acteur » avait refusé, il est impressionnant d'imaginer le pognon investi dans la promotion d'une « oeuvre » qui ne présente mais alors aucune qualité remarquable...

Georges Pal (Mickael Youn), scénariste gravement sur le déclin, passe ses journées à gratter et re-gratter son scénario crépusculeux, en ingurgitant sans relâche bières, hamburger, chips, et autres aliments fortement composés de matière grasses. Son corps, las de tous ces excès, décide un jour de prendre le contrôle de sa vie, sous la forme d'une petite voix intérieure qui se baptise elle-même Rex. Elle l'annonce d'entrée : Georges a négligé son corps, maintenant il va prendre cher....

La carrière cinématographique de Mickael Youn touche à sa fin ! « Enfin », j'ajouterai avec une vile délectation. Car accepter un scénario de cet acabit est une preuve en soi des maigres perspectives de carrière offertes à « l'acteur », à moins bien sûr de sous-estimer l'intérêt que porte celui-ci à la niaiserie et au mauvais goût (ce qui n'est pas à exclure quand on se rappelle de Pluskapoil). « Youn, rembourré de vingt kilos de chips, doit faire face à une espèce de double festif et très turbulent, à la manière du Fous d'Irene de Jim Carrey ». Ces quelques petits mots, égayés de virgules, constituent la principale et la seule idée du film, et vont donner lieu à plein de petites scènes sans queue ni tête vouées à la déconne pure et dure, apparemment écrites indépendamment les unes des autres. La problématique fut alors de les relier logiquement, ce que les scénaristes ont réalisé avec un sens de la simplicité effarant. Un exemple ? Pardonnez le spoiler : « Georges rejoint Marion au square en voiture, avec un flic nain accroché au pare-choc. L'engin s'écrase dans le bac à sable, Georges se précipite dehors poursuivi par le policier qui finit par le rattraper. Grâce à un ingénieux retournement de situation, Georges parvient à jeter l'agent des forces de l'ordre dans la rivière, et s'échapper en compagnie de Marion. Compte tenu des évènements, celle-ci l'emmène directement dans sa maison de campagne pour un week-end reposant. » Tout est du même acabit. Pire, la touche Youn vient agrémenter nonchalamment certaines scènes, comme pour nous rappeler qu'il est, aussi, un auteur de la pire espèce.

Véritable feu d'artifice d'humour pas drôle et de sottises incroyables, Incontrôlable signe le glas du règne de Mickael Youn ! Enfin, espérons le tout du moins, car il est navrant de constater à quel point le marketing et le business peuvent donner lieu à de telles erreurs de la nature. Allez, heureusement que la réalisation, relativement rythmée, et certains seconds rôles remarquables tel que :la grand-mère et Lhermitte, notamment, sont là pour sauver le film.

L'Honneur Du Dragon

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
L’Honneur du Dragon

[i]Titre original : Tom Yum goong
Réalisation : Prachya Pinkaew
Production : Baa-Ram-Ewe, Golden Network Asia, Sahamongkolfilm International
Scénario : Prachya Pinkaew, Napalee Piyaros Thongdee, Joe Wannapin, Kongdej Jaturonrassamee (chacun a mis un mot, non ?)
Acteurs : Tony Jaa, Petchtai Wongkamlao, Bongkuch Kongmalai
Distribution : TFM Distribution
Durée : 01H35
Date de sortie : 8 février 2006[/i]

Concernant le scenario, c'est le meme shema que Ong Bak, un gentil, auquel des mechants vole quelques chose au heros, il les retrouve, se venge fin de l'histoire.

Il faut savoir que dans les pays asiatiques, se genre d'histoire est beaucoup plus mis en valeurs dans la plupart des familles que en occident, la ou le dernier Ozon peut etre compris. Il faut que sa se termine bien, et que le mechant se s'en tire pas.
Finalement ce scenario primaire n'est pas plus mal, pour appuyer un divertissement tel que Honneur du dragon (L'), car evidamment que le realisateur en avait rien a foutre du scenario, l'interet du film, resident dans les scenes d'actions.

On sent une envie évidente de copier Ong Bak, les Jackie Chan, voire les productions Besson mais n'est pas réalisateur qui veut.
En fait, c'est le meme realisateur d'Ong Bak de Prachya Pinkaew , normal si les styles se retrouvent ...

Bref, si on a aimer Ong Bak, je voit pas ou on aimerais pas celui la, une histoire bidon au service de scene d'action charger d'exploser la retine ( dernier en date dans ma memoire Le Transporteur 2, personnellement, j'me suis bien marrer avec ce nouveau film de Tony Jaa, etant plus sympa en mise en scene qu'Ong Bak. Au moins un film qui affiche clairement sa couleur sans etre complexer du gland, contrairement a un The Island ou une enorme arnaque où Bay a voulu faire un film intellectuelle d'action ...

Zathura : Une Aventure Saoaciale

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Zathura :Une aventure spaciale

[i]Titre original : Zathura
Réalisation : Jon Favreau
Production : Art Echo, Columbia Pictures
Scénario : David Koepp, John Kamps
Acteurs : Jonah Bobo, Josh Hutcherson, Tim Robbins, Kristen Stewart
Distribution : Gaumont Columbia Tristar Films
Durée : 1H45 environ
Date de sortie : 01 février 2006[/i]

Zathura est un Jumanji-like : un film de gosses pas franchement faciles à vivre aux prises avec un jeu de société phénoménal qui les propulse dans une autre réalité - où ils pourront trouver une leçon de vie leur permettant sur le long terme de mieux s'épanouir en communauté. A l'instar du film de Joe Johnston, Jumanji donc (1996), Zathura est adapté du roman de Chris Van Allsburg, tout comme l'a été également Le Pôle Express (2003) qui se référait aux mêmes codes dans les grandes lignes. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela se voit...

Danny (Jonah Bobo), 6 ans, et Walter (Josh Hutcherson), 10 ans, n'arrêtent pas de se chamailler pour un oui ou pour un non. Alors que leur grande soeur Lisa dort à l'étage, et que le papa s'est absenté, les garçons dépoussièrent un jeu de plateau mécanique qui va les entraîner, nul ne sait comment, aux confins de l'espace. Pour rentrer sur Terre, un seul moyen : finir la partie, en évitant les déluges de météorites, les robots défectueux, et les impitoyables Zorgons...

La ligne scénaristique ne laisse aucun doute : Zathura est bel et bien l'homologue spatial de Jumanji, jusque dans ses rebondissements et sa problématique. Je ne vous ferai donc pas l'affront de vous dire ce que cela apportera aux deux jeunes tête à claques aussi insupportables l'une que l'autre, ni comment ils parviendront à expliquer le massacre total de la baraque. Et oui, Zathura est clairement destiné aux enfants, mise le paquet sur le côté spatial pour émerveiller en divulguant une petite réflexion light sur l'entente fraternelle, le tout à grands renforts d'effets spatiaux allant du moyen au bon. Le film se permet donc de somptueux petits panoramiques spatiaux laissant apparaître la bicoque familiale devant des planètes inhospitalières enflammées et des anneaux de débris spatiaux. C'est coloré, c'est joli, ça donne un style. Tout comme son aîné, le principe du film tient entièrement sur le suspense qu'impose le jeu : que révèlera la prochaine carte concédée par la machine ? Les auteurs survolent tous les concepts que l'on pourrait imaginer, en profitant pour démembrer un peu plus la maison à chaque tour de jeu, tout en laissant brailler les deux frérots devant les yeux exaspérés d'un cosmonaute échappé du jeu, de la grande soeur (Kristen Stewart) aussi invisible qu'Alice (car avec Alice, tout est clair, parait-il), et le cas échéant, des notres. Bref, pas grand-chose à en tirer, la quasi-totalité des éléments du film demeurant superficiels sur le terme.

Pas de surprise, Zathura dispose grosso modo du scénario de Jumanji, à ceci près que le jeu emporte ses joueurs dans l'espace pour un voyage plein de dangers et, donc, d'effets spéciaux numériques. C'est agréable à voir et à suivre, mais pas d'un souvenir impérissable compte tenu de la maigreur de l'humour, de l'intrigue, des personnages, et de la problématique.

Faux Amis

Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Faux Amis

[i]Titre original : The Ice Harvest
Réalisation : Harold Ramis
Production : Focus Features, Bona Fide Productions
Scénario : Richard Russo, Robert Benton
Acteurs : John Cusack, Billy Bob Thornton, Connie Nielsen, Randy Quaid, Oliver Platt...
Distribution : Pyramide Distribution
Durée : 1h28
Date de sortie : 1 février 2006[/i]

Charlie Arglist (John Cusack) est avocat dans la petite commune de Wichita située au Kansas. Avec son associé Vic Cavanaugh (Billy Bob Thornton), il dérobe deux millions de dollars au roi de la pègre de Kansas City...

Film noir et sombre aux ambiances pesantes, Faux Amis laisse une forte impression de futilité. Autour d'une histoire de pactole convoité, l'adaptation du roman La Moisson de Glace de Scott Phillips ne convainc que rarement dans un humour extrêmement noir. Si la comédie parvient une ou deux fois à faire sourire lors de répliques flinguantes, l'excès de violence et de cruauté s'additionne inutilement.

Les bonnes performances de John Cusack (Identity), Billy Bob Thornton (Bad Santa) et de la séduisante Connie Nielsen (Photo Obsession) ne changent rien à l'affaire. Le dernier film d'Harold Ramis, réalisateur d'Un Jour Sans Fin et des Mafia Blues, s'enlise dans l'ennui avec des personnages trop peu développés. Il est en effet presque impossible de s'intéresser à des voleurs et manipulateurs aux caractères plats. Dès les premières minutes, on comprend que le film va manquer de profondeur sur tous les niveaux. Malgré une scène réussie lors d'un « tableau de famille de Noël » totalement massacré et des rencontres amusantes avec un flic fayot, Faux Amis manque d'un propos consistant et d'un humour plus affirmé. Aucune critique sociale poussée ou un délire macabre assumé ne sont présents pour élever un peu le long métrage.

Faux amis, film sans ambitions, ne laisse transparaître que des situations stériles. On ne regrette à aucun moment qu'il pu en être autrement tant tout type d'intérêt est absent.
Première page | <<< | 1 2 3 4 5 6 7 8 | >>> | Dernière page


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus