Posté le 28.03.2006 par blogcinedemik62160
Sheitan
[i]Titre original : Sheitan
Réalisation : Kim Chapiron
Production : La Chauve Souris
Scénario : Kim Chapiron, Olivier Chapiron
acteurs : Vincent Cassel, Olivier Barthelemy, Roxane Mesquida
Distribution : Mars Distribution
Durée : 1h 35
Date de sortie : 01 Février 2006
Public : Interdit aux moins de 16 ans[/i]
Barth, Thai, Ladj et Yasmine se retrouvent dans la maison de campagne d'Eve, jolie fille rencontrée en boite. De là ce ne sera plus que paysans dégénérés, tentative de drague, mystères et boules de shit. Vendu comme un film d'horreur pur et dur, ce que n'arrangeait pas son nom délicieusement ésotérique (Satan, en Arabe), Sheitan n'en est pourtant pas vraiment un, car hésitant constamment entre un Massacre à la Tronçonneuse français et la comédie grasse à base de femme fontaine ou de masturbation de chien (en gros plan, voila pour le -16 ans). N'assumant vraiment ni l'un ni l'autre, Sheitan tombe donc logiquement dans le foutoir le plus total, ce que n'arrange pas sa conception hasardeuse. Mixant les bois enfumés d'Evil Dead, les autochtones tarés de Tobe Hooper ou de Delivrance et une attitude-banlieue digne d'une prod Besson, Sheitan joue sur tous les tableaux avec des clichés désespérants. C'est ainsi qu'entre lumières qui s'éteignent et voiture qui ne démarre pas, le film, pas plus subtil sur l'aspect banlieue, nous fait suivre deux délinquants en rut cherchant toute occasion de mettre l'hôtesse dans leurs lits, jeu qui finira en partie à trois. Côté campagne, la récupération française d'un genre davantage américain a plutôt tendance à amuser, peuplant nos vastes champs de bouseux incompréhensibles à la tronche pas possible. Le décalage fait plutôt mouche, mais tourne rapidement court tant Vincent Cassel en fait des tonnes dans la peau d'un gardien de chèvres particulièrement louche. Belle performance, mais peut être pas dans le bon ton pour ce personnage sans doute voulu inquiétant.
Sheitan est un film bicéphale où l'on sent une influence considérable du travail de Jan Kounen et de ses univers barrés. D'ailleurs les images parlent d'elle même : présence de François Levental au casting, un long emprunt à Dobermann et un générique final hanté par une petite chanson douce, comme dans le Dernier Chaperon Rouge. De là à dire que Sheitan est le Dobermann du film d'horreur, c'est un pas qui ne se franchis pas. Entre autre chose, Kim Chapiron n'a pas le talent de Kounen, et beaucoup s'en faut. Le film fait très amateur. Certaines scènes sont trop longues. En résumé, on s'ennuie pas mal devant Sheitan, et les quelques expérimentations trashouilles ou gags incongrus -dont une ahurissante poursuite en mobylettes- ne relèvent pas la sauce. Retenons tout de même une discussion religieuse qui ne manque pas d'intérêt, un final bien violent et des acteurs qui s'en sortent plutôt bien. Hélas en soi, Sheitan est un pétard mouillé, sans doute plus adapté à un format court métrage. Foutraque et décousu, Sheitan est un film de potes qui ne manque pas d'audace, mais sans doute de maturité voir d'un peu d'humilité. A voir comme un coup d'essai, une marche de montée, mais en aucun cas comme une révolution.
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Posté le 26.03.2006 par blogcinedemik62160
......Les Bronzés 3, Amis pour la vie
Titre original : Les Bronzés 3, amis pour la vie
Réalisation : Patrice Leconte
Production : Films Christian Fechner
Scénario : Josiane Balasko, Michel Blanc, Marie-Anne Chazel,
Christian Clavier, Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte
Acteurs : Josiane Balasko, Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Dominique Lavanant, Martin Lamotte, Bruno Moynot, Ornella Muti, Caterina Murino
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 01H37
Date de sortie : 01 février 2006
Histoire :
Cela faisait 27 ans qu'on les attendait et que dire de plus si ce n'est qu'on aurait pu s'en passer ? Voilà le film que toute la France espérait et qui va ravager le box-office (surtout avec toute la promotion et la médiatisation qui a précédé sa sortie) : Les Bronzés 3, amis pour la vie. Après les vacances à la mer et la montagne, il est temps de retrouver Popeye, Jérôme, Gigi, Jean-Claude, Bernard et Nathalie pour une séance de farniente dans un superbe hôtel de Sardaigne. Toujours écrit par l'équipe du Splendid et réalisé par Patrice Leconte, le film peut se targuer d'être bien une suite certifiée 100% conforme. Alors pas d'excuses s'ils se plantent.
Critique :
« Les mêmes mais en pire » présente l'affiche. C'est effectivement le cas, le caractère détestable de chacun ayant été poussé à son paroxysme. Il en découle un capital sympathie légèrement détérioré et des situations comiques beaucoup moins percutantes. En réalité, le film se plante dans le type d'humour abordé. Les deux premiers Bronzés se révélaient être des caricatures de Français moyens en vacances et permettaient une identification évidente. Tout le monde connaissait un Popeye ou avait déjà vécu les mêmes anecdotes lors d'un séjour au ski. Bref, les films décrivaient une certaine réalité et parlaient à tout le monde. Ce n'est plus du tout le cas avec ces troisièmes aventures des Bronzés qui s'aventurent dans les bas-fonds de la comédie française actuelle avec son lot d'histoires bancales, de situations invraisemblables et de folie mal maîtrisée. Le scénario semble bâclé, sans réel fil conducteur mis à part les frasques passées de chacun, et s'enlise rapidement dans une accumulation de scènes qui prêtent au mieux à sourire. A ce niveau, les apparitions de Bruno Moynot, Dominique Lavanant et Martin Lamotte partent d'une bonne intention mais se révèlent complètement inutiles, à l'instar des seconds rôles de charme Ornella Muti et Caterina Murino.
Le film est uniquement basé sur les personnages principaux et aurait dû se concentrer sur ce fait au lieu d'aller se perdre dans des secondes intrigues superflues qui ne servent qu'à combler la minceur évidente du scénario. La bande du Splendid n'a pensé qu'aux histoires passées des personnages et à leur évolution sans se soucier réellement d'une quelconque trame ou passages comiques. Il fallait donc remplir le film tant bien que mal, ce qui a été exécuté avec une maîtrise certaine. Les acteurs connaissent leur personnage par coeur et on peut voir à l'écran qu'ils ont pris un malin plaisir à les rejouer, plaisir qui aurait pu être communicatif si les situations avaient gardé un certain sens du réalisme.
En Bref :
Les Bronzés ont changé de teint depuis le temps et sont désormais plus échec que mats. Leur potentiel comique n'a pas évolué au contraire du résultat faute à un scénario bas de gamme qui ressemble grandement à n'importe quelle comédie moyenne. L'invraisemblance des scènes comiques y est pour beaucoup, rendant dès lors impossible une quelconque identification aux personnages ou aux événements vécus. Comme on pouvait s'y attendre, les Bronzés 3 n'est rien de plus qu'une comédie française banale. La popularité des personnages ne fait pas tout mais contribue à éviter le pire.
Posté le 26.03.2006 par blogcinedemik62160
........................................Bambi 2
Titre original : Bambi II
Réalisation : Brian Pimental
Production : DisneyToon Studios
Scénario : Alicia Kirk
Acteurs : VF: Philippe Catoire, Louis Lecordier, Gwenvin Sommier... ; VO: Patrick Stewart, Alexander Gould, Keith Ferguson...
Distribution : Buena Vista International
Durée : 1h15
Date de sortie : 1 février 2006
Petites Infos :
64 ans après le premier Bambi, les studios Walt Disney donnent une suite à l'un de leur plus grand succès. Différente dans l'esprit et ses intentions, cette séquelle embarque le spectateur dans un humour enfantin et des observations sur la paternité et l'affirmation de soi.
Critique :
Au lieu de reprendre l'histoire à la fin du dessin animé initial, les scénaristes choisissent de développer l'adolescence de Bambi. Ils évitent ainsi de gâcher une belle conclusion qui se suffisait à elle-même. Sur un ton plus léger et surtout plus bavard, Bambi 2 s'oriente vers un public enfantin. La mort n'y est jamais montrée. La perte de la mère de Bambi n'est qu'un vague souvenir à peine perturbant. La violence des humains apparaît beaucoup plus éloignée et moins dangereuse. Les attaques des chiens (idée déjà présente dans le 1) ont du mal à remplacer les coups de feu et l'incendie du précédent épisode.
Le but de cette suite n'était clairement pas de répéter ce qui avait déjà été fait et dit. La poésie est ici presque absente. Les quelques tentatives d'envolées lyriques font tâche par rapport au reste du long métrage. Alors que Bambi instaurait une exaltation esthétique et spirituelle, Bambi 2 oscille entre humour facile et légères réflexions sur la relation père-fils et le poids des responsabilités. Les chansons sont assez catastrophiques, ce qui n'étonne pas pour un film du genre. Le dessin, largement moins détaillé, rend la comparaison inutile avec Bambi. L'animation par ordinateur, caractéristique des récentes productions Disney, moins fluide, n'arrive pas à la cheville de celle de Bambi. Retrouver Panpan, le lapin délinquant, Fleur, le putois flemmard, remémore immédiatement de tendres souvenirs.
En Bref :
Bambi 2 rassemble d'innocents messages sur l'adolescence, l'amitié et l'amour. Que demander de plus ? Surtout lorsqu'on ne s'ennuie pas un instant.